Formations - 2017-2018

Gianni Fortunato

Formulaire

Chantalle Servais

FORMATIONS À L’HYPNOSE

04/04/2018

PETIT ESSAI ESTIVAL sur les Constellations

Gianni Fortunato 2017

En vue d’un prochain cours de Constellations à Lille je pensé à un petit essai sur la vision structuraliste de la PNL relativement à la pratique des Constellations comme «problem-solving». Les Constellations fonctionnent grâce aux recadrages et à l’usage savant des positions perceptuelles. De plus, le contexte permet de renforcer la clôture des Gestalt encore «ouverts». 

Je m’explique : attribuer la «cause» à des événements, malédictions, karma ou vendettas, tombant par des voies mystérieuses, magiques et inconscientes sur le «client», le déleste de fautes et responsabilités et déplace complètement son attention, en en faisant généralement un héros, sauveur d’un Ordre supérieur (divin). Lorsqu’ensuite on découvre que tout cela est dû à l’AMOUR (bien qu’aveugle), le recadrage est complet. 

Pendant le dévoilement, le client peut être spectateur («dissocié», 3e position perceptuelle) pour «voir» et «comprendre», ou acteur (pour «ressentir», «associé», 1e position perceptuelle). Quand les représentants lui illustrent les sentiments des autres (2e position, empathique) et le conducteur l’invite à réfléchir sur deux NOUS (4e position), le «nous» de la famille et le «nous» d’ici (le champ). Les faits étant beaucoup plus puissants que les opinions et les discours, l'agito devient une expérience 100% convaincante. 

Le client, en quête de sens, trouve le sens, en outre le sens le plus gratifiant même s’il est douloureux (le héros participe à une aventure de l’esprit, en réparation des torts faits ou subis par la famille). Il s’agit simplement de remplacer l’Amour aveugle (le Dragon justicier) par l’Amour «bon» (le Saint-Graal), concepts développés par Hellinger. Et, la chorégraphie (comme le chœur de la tragédie grecque), souligne et renforce tout cela. 

La réécriture est ainsi achevée, une nouvelle épopée mythologique a pris la place de toute autre histoire banale, en d’autres termes, une nouvelle métaphore a chassé la métaphore ancienne, quelle qu’elle fût. A ce point, le PNListe peut se retirer en bon ordre (non sans avoir observé qu’il existe des conclusions de travail plus puissantes que les simples déclarations utilisées par les praticiens des constellations, par exemple les tâches (métaphoriques ou pas) à la manière d’Erickson, ayant noté ce «qui est» et «pourquoi cela fonctionne». 

Au philosophe incombe la tâche ingrate de démêler le vrai du faux et du vraisemblable. A d’autres archétypes, (le Prêtre, le Guru) il revient d’essayer d’en faire une religion ou au moins une secte.

CE QUE LES HYPNOTISEURS NE SAVENT PAS DE L’HYPNOSE

Gianni Fortunato 2017

Gianni Fortunato 2017

Lassé de la prosopopée des ignorants, j’ai décidé d’écrire un petit bréviaire de «ce que les hypnotiseurs ignorent de l’hypnose» :

1)    Sans signaux valables (idéomoteurs ou visuels) vous ne saurez jamais si la personne est en transe ;

2)    Si vous la faites parler, elle n’est pas en transe (il existe une exception tous les mille cas) ;

3)    L’Interrogation (qu’Erickson n’a jamais utilisée) vaut seulement si l’on a créé un «État élargi de Conscience» ;

4)    On peut (et d’après moi on doit) travailler «à l’aveugle», sans que la personne ne sache de ce qu’on parle (et ce sur quoi nous travaillons) avec son Inconscient ; le travail devient alors dix fois plus efficace ;

5)    Il est ridicule d’utiliser les EMDR, depuis toujours les hypnotiseurs, les vrais, savent comment traiter une expérience traumatique et annuler toutes ses conséquences (Edelstein aussi décrit une méthode plus efficace et indolore dans sa version «sans conscience») ;

6)    Il est toujours possible d’obtenir, si on y travaille bien, un «état de conscience élargie» qui permet l’accès aux «vies précédentes», «vies futures», histoire de la famille (sur des siècles), «histoire génétique» ; et informations sur le scénario, la mission, les origines vraies des problèmes, limites, conditionnements, pénalisations, sabotages, etc. Et surtout les vraies raisons des résistances au changement ; 

7)    Avec tout le respect dû, l’ «hypnose ericksonienne» est une arnaque, en effet il n’y a pas 2 «Ericksonien» qui fassent les mêmes choses et qu’Erickson lui-même (selon Zeig et d’autres) a bien rarement utilisé l’hypnose dans ses «cas» cliniques ; (à l’exception peut-être de «l’Homme de février» qui n’est pas à la portée de n’importe quel praticien actuel et un excès de virtuosité) ; il faut cependant dire qu’Erickson utilisait la «mentalité» hypnotique (par exemple métaphores, tâches métaphoriques, ordalies) et reste le plus grand «solutionneur de problèmes» ;

7 bis) De même, il n’existe aucune hypnose clinique, pouvant être décrite et documentée dans un manuel, les écoles, les techniques et les théories étant infinies ou presque ;

8)    En quelques minutes, au niveau inconscient, on peut faire répéter à une personne toutes ses expériences, à partir de sa conception, maintenant ses ressources actuelles et les changements déjà obtenus en transe : les usages de cette technique sont trop nombreux pour être décrits ici ;

9)    Ce que d’habitude on appelle le «changement d’histoire (ponctuelle)» a beaucoup de limites parce que l’important ce n’est pas l’expérience, mais comment et pourquoi la personne interagit d’une «mauvaise» façon avec l’expérience elle-même et ne met pas à jour son erreur ; en outre, modifier l’histoire requiert beaucoup de prudence (voir la somme de précautions dans l’ «Homme de février») ;

10)     Se rappeler que les personnes peuvent très bien mentir en transe, surtout pour protéger les «intrications» du système ; ce qui requiert une bonne conscience des «constellations familiales» ;

11)     Sans une profonde conscience des «parties», «personnalités», «identité», «identifications», ne va pas très loin (thèmes affrontés par les néo-ericksoniens, inconnus en Italie comme Wolinsky et Beahrs);

12)     Réduire au nombre de 7 les origines possibles de symptômes et problèmes, comme le fait Edelstein, est trop réducteur ;

13)     Nous sommes tous des «personnalités multiples» (voir Ralph Allison, autre inconnu en Italie) et tant qu’on ne ramène pas le client à l’unité (Fritz Perls docet) on n’arrivera pas au sommet de la thérapie et au vrai soi (Jung). Il peut être contacter en hypnose par le biais de l’ «état de conscience élargie», seul dépositaire de la «mission», équivalent du Saint-Graal ;

14)     Il n’est pas vrai que les personnes possèdent déjà toutes les ressources, mais il est vrai qu’elles les ont potentiellement : sous hypnose il possible de créer de puissantes expériences (illimitées parce qu’inventées) qui les développent, autre chose ignorée par la majorité.

Les Constellations Systémiques

À voir avec les Séminaires PNL